Ménorragie

Éditeur — Nous lisons avec intérêt le premier de votre série d’articles sur les problèmes courants en soins primaires, sur le traitement de la ménorragie1. Nous aimerions attirer l’attention sur un aspect important qui a été négligé et qui, à notre avis, mérite une plus large reconnaissance. La ménométrie peut être la manifestation d’un trouble héréditaire sous-jacent de la coagulation. De tels troubles ne sont en aucun cas rares. Une étude britannique récente a trouvé que autant de 17 % Les femmes atteintes de ménorragie et de maladie pelvienne sous-jacente présentaient un trouble hémorragique héréditaire, dont le plus courant était le trouble de von Willebrand2. Une étude suédoise antérieure a également montré que la prévalence de la maladie de von Willebrand chez les femmes ménorragiques était de 20%. 3 L’historique de la consultation initiale devrait donc inclure des questions spécifiques permettant d’obtenir des caractéristiques suggérant un trouble de la coagulation sous-jacent. Ceux-ci comprennent des antécédents de ménorragie depuis la ménarche, une épistaxis récurrente, des saignements après une extraction dentaire, des opérations ou une parturition, et des antécédents familiaux. Le Royal College of Obstetrics and Gynecologists du Royaume-Uni a recommandé le dépistage de troubles hémorragiques chez les femmes sélectionnées dans leurs directives sur la prise en charge des ménorragies en soins secondaires4. L’identification des troubles hémorragiques héréditaires est importante non seulement parce que ces femmes peuvent avoir des procédures invasives mais aussi pour les futures grossesses et les membres de la famille. Les femmes atteintes de troubles héréditaires de la coagulation ne peuvent toutefois pas se plaindre d’une ménorragie (qui est souvent limitative sur le plan social) parce que leur saignement est semblable à ce que les autres membres de la famille ont vécu. Le médecin de soins primaires est dans la position unique d’identifier ces patients lorsqu’ils assistent à d’autres problèmes. Le renvoi de patients ayant des antécédents suggestifs à un hématologue devrait être envisagé.